MERCREDI 14 OCTOBRE / À partir de 18h / RENCONTRE – DÉDICACE / Léna WALRUS

Nous sommes ravi.e.s d’accueillir au Tagarin Léna WALRUS dont la 1ère bande dessinée vient de paraître aux Éditions Dargaud. Après un petit moment de dédicace, nous prendrons le temps d’échanger avec elle sur ce magnifique travail.

Lena WALRUS aux dessins / PoPésie au scénario

d’après le texte de Delphine de Girardin

Tancrède est flanqué d’un grand malheur : celui d’être magnifiquement, spectaculairement… beau ! Rejeté de partout, il suscite la vigilance des parents, le chagrin de ses maîtresses, et la jalousie des maris. Amusé par ce singulier sortilège, Honoré de Balzac lui confie un objet mystérieux : une canne, colossale et intrigante, qui permettra à Tancrède de devenir… invisible !

Ce duo d’auteurs de cet album léger et amusant dans un monde plein de célébrités de la littérature apporte un vrai vent de nouveauté pour un exercice qui aurait pu être délicat. Adapter un roman d’une contemporaine de Balzac autour de la canne du célèbre écrivain aurait pu être laborieux, difficile à transformer au format bande dessinée. Mais Popésie choisit une approche très personnelle. Il imagine de nouveaux personnages ou de nouvelles situations pour rendre son récit vivant, rapide et dynamique, et nous intéresser dès les premières pages. Tancrède est un personnage au profil accrocheur – trop beau pour s’épanouir – dont la mise en images est très habilement réalisée par Léna Walrus avec une mèche de cheveux pas du tout d’époque, mais tellement convaincante. La dessinatrice réalise son premier album avec plein de trouvailles, y compris dans les bulles où la calligraphie s’adapte à l’humeur du personnage, jusqu’à y inclure de petits éléments graphiques. Cela n’est pas absolument inédit, mais c’est fait avec un à propos et un culot pleins d’assurance, très prometteurs. Ses pages sont par ailleurs remplies de choix graphiques originaux, des trames en arrière plan, le corps très expressif de Tancrède. On s’amuse beaucoup à suivre le personnage dans ses tentatives immatures de séduire des femmes en abusant de son invisibilité. Il est souvent ridicule, mais toujours sympa. Les références littéraires, les morceaux de poésie sont bien amenés. On en sort curieux de mieux connaître leurs auteurs, car oui, on a un peu oublié Lamartine. Cet album est donc une jolie surprise, très actuel tout en restant grand public dans sa forme, un poil osé et carrément assum

Nous on partage, et vous ?

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