ESCALE GOURMANDE / Mercredi 28 février / 18h30-20h30 / RENCONTRE AUTEUR avec Antoine CHOPLIN

Antoine Choplin vit près de Grenoble, où il concilie son travail d’auteur, ses activités culturelles et sa passion pour la marche en montagne.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages notamment Radeau (2003, Prix des librairies Initiales), Léger fracas du monde (2005) et L’Impasse (2006). Il a reçu le Prix France Télévisions en 2012 pour « La nuit tombée ». On peut citer ces derniers livres : Partie Italienne (2022), Aguets (2023 – Le Realgar). Il est depuis 1996 l’organisateur du festival de l’Arpenteur, en Isère, événement consacré au spectacle vivant et à la littérature.

INFO PRATIQUE

Un grignotage sera servi en cours de soirée.
Tarif : 9 et 7 euros (pour les adhérents)

Réservation indispensable sur lesrendezvous.lesescales@gmail.com

Extrait de l’édito du dernier Festival Les Escales 2023 d’Antoine CHOPLIN

« Je vis dans les Alpes. Je les parcours avec passion. J’aime la pente, les basculements, les vertiges. Cette dramaturgie offerte chaque jour au regard, c’est pour moi un matériau d’écriture. Une façon de scruter le monde autrement, depuis les cimes. J’aime l’engagement que cela suppose parfois, partir, s’aventurer, se risquer, se perdre, se retrouver loin des hommes, des flux. J’aime la compagnie des oiseaux d’altitude, des coussinets de silène.

J’aime penser à nous autres, depuis là-haut.

Je sais les gens de mer sensibles à ce lexique. Ils éprouvent eux aussi la beauté et la force des égarements, les solitudes précieuses, l’appétit d’horizon, l’âpreté des éloignements, le danger. Ce qui palpite, les irisations nouvelles.

Voilà donc pour un possible dictionnaire partagé. Et les lieux, superbes, de notre commun.

On devine combien, par l’élégance de cette pensée en archipel, se fissurent soudain murs et frontières. Entre ce que nous pensions être nos minorités, pour ne pas dire nos solitudes, se tend une poignée de main. Qui, à elle seule, suggère une autre cartographie, transgressive de faire de nous, à égalité, des gens d’ici et des gens d’ailleurs. 

De cette poignée de main, j’aime l’idée que la littérature constitue l’un des outils premiers. Que par son aptitude à s’écrire au plus près, au plus sensible, mais aussi au plus universel de ce que nous sommes, elle puisse nous tenir aux aguets, dans l’éveil et l’empathie indispensables, l’œil ouvert, aigu, sur la grande aventure – chaos, espoir – du monde. »


Nous on partage, et vous ?

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