EXPOSITION / Jeudi 1er avril au Dimanche 16 Mai / Djamel FARES / Presqu’El-Djazaïr / Photographies…

Presqu’el-djazaïr

Artistes algériens – Photographies Djamel Farès

*

« …Djamel Farès s’est intéressé à un certain nombre de créateurs venant d’Algérie et vivant, pour la plupart, en France. La source commune à tous ces créateurs, c’est la terre d’origine que chacun, évidemment, perçoit et vit à sa façon. Mais le projet de Djamel Farès d’effectuer ce travail possède, lui aussi, une origine, une source : c’est l’histoire d’une grand-mère, sa représentation sur une photographie.

Un jour, la grand-mère, qui était presque aveugle, demande au photographe de faire un portrait d’elle. Elle crée elle-même son cadre, son fond pictural, tapissant le mur de dessins qu’elle a exécutés. Elle meurt quelques temps après. Cette première pierre posée sans projet précis, l’idée a cheminé presque vingt ans chez Djamel Farès qui, un beau jour décide de peupler la galerie inaugurée par le portrait de la grand-mère, et restée vide depuis. Il veut établir une passerelle, un échange à titre posthume entre une vieille femme découvrant au déclin de sa vie, la magie du dessin et des artistes d’aujourd’hui… »

Tahar Djaout

Algérie Actualités 1990

 

L’exposition se compose d’un choix de photographies de Djamel FARÈS. Ces images seront accompagnées d’oeuvres d’amis artistes : gravures de Mohammed AKSOUH et peintures et poésies de Hamid TIBOUCHI.

Entre le vrai et le vraisemblable – Petite bio de Djamel FARÈS, photographe 

« 1943. Je nais à Akbou : la Kabylie retentit des échos de la guerre.

Vite, la famille quitte Bougie, petite port de Kabylie. La lumière déjà ! Mais je ne sais pas. 

L’école à La Redoute et au le Clos-Salembier à Alger, la suite des études à Paris, à Meudon, Levallois-Perret, Antony…

Les images s’empilent, se chevauchent, débordent ma mémoire.

Que faire ? Alors, il faut choisir. Devenir instituteur, comme mon père ? Non !

1960 : j’entre à l’École de Photographie à Paris. Un désir de voir autrement, pas vraiment une vocation. Deux ans plus tard, c’est l’indépendance de l’Algérie. J’assiste à la naissance, aux premières heures, aux mouvements désordonnés de la jeune démocratie et je travaille pour le quotidien « Alger-Républicain ». Avec Mohamed Boudia, le Théâtre National Algérien m’ouvre ses portes. C’est là que ma vocation « d’homme d’images » explose vraiment : ateliers photos, ciné-pop’ avec René Vautier, stages de formation, reportages… J’ai 20 ans.

En 1966, le destin me ramène en France. J’entreprends des études en sociologie et en ethnologie. Des rencontres, des gens, des voyages, des découvertes, des surprises, des chocs, des émerveillements. 

1968 et ses après. Je bouge sans cesse. Puis je reprends mon souffle. J’ai l’air de me replier alors que la vie quotidienne me déploie dans le temps et dans l’espace.

Les voyages s’enchainent : Chili, Sahara occidentale, Arabie, Portugal, Roumanie….

Mais l’aventure est aussi sur le pas de la porte. 

J’y suis toujours. Mes thèmes tournoient autour de la mémoire : mémoire des hommes, mémoire des temps, mémoire intime. »

Djamel FARÈS, après avoir vécu en région parisienne, s’est installé avec sa femme Laurence, dans les Côtes d’Armor.

Principales expositions personnelles et collectives*

2015 – Enfances, Musée Art Moderne, Alger

2014 – Rituels, Café-librairie Le Bel Aujourd’hui, Tréguier

2003* – Parlez-moi d’Alger, Marseille/Alger, au Miroir des Mémoires, avec Yves Jeanmougin, MUCEM, Marseille

2000 – La mémoire en douce, Maison des Arts, Créteil

1999 – Un désir de chez soi, Théâtre Gérard Philippe, Saint.Denis

1998 – Conversation photographique, un roman familial, Galerie ARTO, Aubervilliers

1996* – 30 ans, 30 photographes, Phocal, Allauch

1996 – Histoire(s) de voir, Fondation Croix Saint-Simon, Paris

1995* – Respecter pour connaître, Maison de la Culture, Dieppe

1995 – Le Fil de l’Age, Association Résidences Personnes Agées, Paris 20ème

1995* – Al-Djazaïr, Luxembourg, ville européenne de la culture

1992 – Le temps d’où je viens, Centre social gérontologie, Fondation Croix Saint-Simon, Paris

1992 – Insérer, en rire et en parler, Protection Judiciaire de la Jeunesse, Montlieu

1991* – Le monde où l’on vit, Commission des communautés européennes, Berlin

1991 – Un nom sur la porte, Association Relogement Île de France

1990 – Vieillissement et migration, SSAE, Paris

1990 – La source et le secret, Institut du Monde Arabe, Paris

1989 – Une mémoire pour une histoire, Centre social Georges Brassens à Creil

1988 – Implosion, rénovation, Mairie de Trappes

1985 – Opéra de Pékin, Pèlerinage à la Mecque, Peuple Sahraoui, ISMM, Paris

1985* – La « Qal’at des Banou Hammad, » avec S. Benbabaali, Centre Culturel Algérien, Paris

1985 – Signes, Musée des Arts d’Afrique et Océanie, Paris

1984 – Djamel Farès, photographies d’Algérie et d’ailleurs, Centre Culturel Algérien, Paris

1983* – Ecoute mes images, Musée des Enfants, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

1981 – Djamel Farès, photographies, Maison de la Culture, Rennes

1975 – L’enfant et l’école, Maison des Sciences de l’Homme, Paris

1973 – Le Chili du Président Allende, Maison des Sciences de l’Homme, Paris

Illustrations pour la presse, TV, Édition,…

Ateliers de photographies avec des enfants, des adultes,…

 

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