THÉÂTRE / Lettres à un Jeune Poète / RM. RILKE

Dimanche 8 Décembre / 17h / Tarif : 6 euros / réservation conseillée

Le Goldmund Théâtre de la Bouche d’Or propose « Lettres à un Jeune Poète »

Eric DE DADELSEN : Traduction et mise en scène

Frédéric PICHON : Jeu

On ne peut lire les « lettres à un jeune poète » de Rilke sans penser d’abord à son correspondant. Rainer Maria Rilke répond aux interrogations du jeune Frantz-Xavier Kappus. Ce jeune homme, sur le point d’embrasser une carrière militaire, rêve de devenir poète. Il s’adresse alors au poète confirmé qu’est Rainer Maria Rilke. Rilke se garde de juger de la qualité littéraire des oeuvres de Kappus. Il le pousse à la singularité, à la connaissance de soi, à l’introspection. Mais il se refuse à s’ériger en maître, encore moins en censeur. En revanche, il partage avec le jeune Kappus son regard sur la vie et son expérience.

Note de présentation de création du spectacle

L’idée est de garder en scène la simplicité de l’oeuvre, mais aussi la forme de la relation épistolaire. Il nous faut restituer le rapport intime de l’adresse au lecteur, ici au spectateur, mais aussi l’universalité du propos. C’est pourquoi nous avons choisi de travailler sur une disposition des spectateurs en ovale. L’acteur est inscrit dans le « cercle » des spectateurs.

Trois espaces dédiés ressortent alignés dans la longueur de l’ovale. Sur le premier se trouve l’acteur sur un coussin de méditation type « zafu » japonais – sur le deuxième une source sonore vient agrémenter le spectacle de très brefs extraits en allemand ou de textes référentiels comme le sonnet de Kappus – sur le troisième, le plus éloigné de l’acteur se trouve une écritoire et de quoi écrire. Il faut s’agenouiller devant l’écritoire pour écrire. Le spectacle, hors des lettres oralisées par l’acteur, est émaillé de temps d’écriture de courtes phrases emblématiques du texte. Sous forme de billets, elles sont remises à des spectateurs au hasard, à charge pour eux de les compléter d’une dédicace et de les remettre à un autre spectateur.

Le spectacle se joue dans des espaces nus. Les spectateurs sont installés sur des coussins à même le sol. Nous voulons favoriser et mettre en valeur la salle de classe. Mais nous pouvons nous adapter à un espace un peu plus grand en rajoutant derrière les premiers rangs au sol, une rangée de chaises ou un gradin circulaire.

Pense au monde que tu portes en toi … sois seulement attentif à ça, à ce qui se lève en toi, et place le au-dessus de tout, au-dessus de tout ce qui t’entoure.

L’équipe artistique

Éric DE DADELSENMetteur en scène, traducteur

Éric de Dadelsen, après une formation au théâtre sous la direction d’André Pomarat, de Pierre Orma et d’André Roos, professeurs à l’École Supérieure d’Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg a été directeur-adjoint, metteur en scène et comédien de 1976 à 1991 à la Maison des Arts et Loisirs de Strasbourg devenu par la suite le TJP – Centre Dramatique National d’Alsace (Direction : André Pomarat) En 1992, il est nommé directeur du Centre Dramatique National Jeune Public de Caen, il fonde le Théâtre du Préau qui deviendra par la suite Centre Dramatique National de Normandie à Vire et fort du succès d’un long travail de décentralisation local Pôle National de Ressources du Spectacle Vivant en Milieu Rural. En 2009, il décide de quitter l’institution pour fonder sa compagnie indépendante, conventionnée en DRAC Bretagne, le Goldmund théâtre de la Bouche d’Or, basée à Ploërmel dans le Morbihan 

Éric de Dadelsen a près d’une centaine de mises en scène à son actif et de nombreux et multiples rôles au théâtre tant dans le théâtre de répertoire que dans le théâtre contemporain. Il mène en marge de ses créations une carrière soliste de spectacle d’humour de texte. Il a écrit et fait jouer plus d’une trentaine de textes et quelques traductions, dont en allemand, La noce chez les petits bourgeois de Bertolt Brecht et Les lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke.

Ton doute peut devenir une qualité si tu « l’éduques ». Il doit acquérir un savoir, il doit se transformer en « esprit critique ».

Frédéric PICHON : comédien

Formé au Conservatoire de région de Nantes, puis au Théâtre du Mouvement de Claire Heggen et Yves Marc, il a ensuite suivi une formation en danse butô sous la direction de Sumako Koseki, de Shiro Daïmon en Kabuki, et de Maître Kanzé en théâtre Nô au Japon. Il a joué longtemps sous la direction de Pascal Dubois au Théâtre du Sablier : Le cantique des cantiques notamment au festival des nuits romanes, The Building de W.Eisner- L’Histoire du soldat Ramuz\Stravinsky- Arkaïk et Kaïra – A mort la mariée P.Dubois- Les Gaspards d’après Gaspard de P.Handke – Pierrot ou les secrets de la nuit M.Tournier. Il a travaillé avec Le Théâtre du Galion dans plusieurs mises en scène d’Alian Sabot : Un pied dans le crime – Labiche- La passion du jardinier – Sarrazac… puis Les bonnes – Jean Genet – mise en scène H.Lenoir. Il a collaboré aux travaux de la Diphtong compagnie sous la direction d’Hubert Colas notamment au Festival d’Avignon dans La croix des oiseaux. Il a également joué dans Neige – M.Firmin dans une mise en scène de M.L. Spéri au Théâtre de Lisieux. Le partenariat avec Éric de Dadelsen a commencé en 2000 au Préau, Centre Dramatique Régional de Vire – Basse – Normandie : il y a régulièrement joué pendant une dizaine d’années : Le voyage de Pierre l’heureux – Strindberg- La famille tout le monde- Dadelsen, Sans Famille, l’autre voyage – Malot, La noce chez les petits bourgeois – Brecht, Les Vacances – Grumberg, A demain cette nuit » C. Galéa. Associé au Goldmund Théâtre de la Bouche d’Or depuis son implantation en Bretagne en 2010, Il a joué dans l’adaptation de L’oeuf de Buzzati, puis le rôle marquant de Christopher dans l’Astronaute ou le bizarre incident du chien pendant la nuit, Une petite flamme dans la nuit de François David, Spirale d’après Anne Provoost, le petit bourgeois gentilhomme et L’homme invisible d’Éric de Dadelsen enfin, Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke. Il est membre fondateur de la Brat compagnie à Nantes où il intervient comme acteur et metteur en scène. Prochaine création en 2019 Construire une feu librement adapté de Jack London.

Aimer est une occasion sublime pour l’individu de mûrir, de devenir quelque chose en lui-même, de devenir un monde, et de vouloir devenir un monde en soi pour un autre.

Nous on partage, et vous ?

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